Fédération Suisse des Sports Équestres FSSE

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Attelage
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«Il n’y a qu’une chose qui compte: devenir champion du monde!»

16 octobre 2017 13:55

Cédric Scherrer (28 ans), du canton de Thurgovie, pratique intensivement le sport d’attelage depuis 2003. Ses poneys sont sa grande passion. Lors du Championnat de monde des meneurs de poneys à Minden en Allemagne, il a remporté la médaille d’argent dans la catégorie attelages à un avec Donovan’s Dusty.

Cédric Scherrer et Calypso II: Champion Suisse de la catégorie attelage à un poney 2017. Photo: Claudia A. Spitz Cédric Scherrer et Calypso II: Champion Suisse de la catégorie attelage à un poney 2017. Photo: Claudia A. Spitz

«Bulletin»: Toutes nos félicitations, Cédric Scherrer, pour votre médaille d’argent au CM poneys à Minden (GER)! Quel était votre objectif pour ce championnat du monde?
Cédric Scherrer: Merci beaucoup - notre objectif consistait clairement à remporter une médaille. Mais nous savions tous que tout doit jouer pour atteindre un tel but. Quelquefois il suffit de très peu pour que tout soit différent.

Décrivez-nous votre équipe: quelles sont les personnes qui ont contribué à cette médaille?
Mon équipe est composée de la famille Hollenstein, qui nous accompagne à tous les concours et qui assure notre bien-être. Elle cuisine et nous met du matériel à disposition comme par exemple le camion, la remorque, les harnais pour les poneys. Il y a aussi mon amie Nadine Miller qui m’accompagne comme groom et comme cavalière des poneys, qui assure le bien-être des poneys et mes arrières lors des concours. Nadine est également la propriétaire du poney vice-champion du monde Dusty. Elle investit beaucoup de temps dans la formation et elle a grandement contribué à ce succès. Sans elle, ce titre n’aurait pas été possible. Avec mon père et entraîneur Thomas Scherrer, nous avons passé plusieurs heures sur la place d’entraînement afin de peaufiner les détails et la précision. De plus, Il m’a apporté un grand soutien juste avant les épreuves, ce qui m’a permis d’être un peu moins nerveux. Ma mère Marianne et son époux Thuri nous ont permis d’avoir notre propre écurie et ils sont toujours à nos côtés pour nous conseiller et nous aider. Il ne faut pas non plus oublier nos employées assidues aux écuries, Natalie et Daniela, qui s’occupent de tout à la maison lorsque nous sommes en route. A cet endroit, je remercie tous les aides, les donateurs, les sponsors ainsi que la Fédération Suisse des Sports Equestres. Sans eux, il ne serait pas possible de pratiquer ce sport exigeant et coûteux.

Comment parvenez-vous à concilier votre profession et un sport très prenant au niveau du temps?
C’est un véritable défi, mais c’est possible. Par chance, j’ai un employeur compréhensif et généreux (Stadler Rail AG), qui m’accorde toujours son soutien pour mon sport très exigeant.

Avez-vous réduit votre temps de travail pour vous préparer à ce grand événement?

Non, je ne l’ai pas fait. Cela n’aurait pas été possible car je ne peux pas me le permettre financièrement parlant.

Disposez-vous d’un entraîneur? Et à quel rythme vous entraînez-vous avec lui?
Je m’entraîne une à deux fois par semaine avec mon père sur une place d’entraînement. Nous y travaillons le dressage et la maniabilité. Le dressage est la base de tout. Sans un poney obéissant et souple, il n’est pas possible d’effectuer une épreuve de maniabilité ou un marathon. De plus, Steffen Brauchle (meneur allemand d’attelages à quatre poneys) vient deux à trois fois par année pour un entraînement intensif durant le week-end.

Quels sont vos entraînements normaux? Où vous entraînez-vous?
Je m’entraîne chaque jour. Nous essayons d’entraîner et de former nos poneys de manière aussi variée que possible. Mon amie Nadine longe et monte les poneys alors que j’entraîne un autre de nos poneys avec un attelage. Pour un bon poney d’attelage, le fait de le monter et de le longer ne doit absolument être négligé car cela promeut la docilité et la motricité. Nous essayons de mener ou de monter deux fois par semaine dans le terrain afin de conserver une bonne condition. Cela veut dire que nous faisons de l’entraînement fractionné et de l’entraînement à la montée ou un intense travail de galop. Nous allons également deux fois par semaine sur une place d’entraînement à Weinfelden (TG), pour travailler le dressage et la maniabilité. Et il ne faut pas oublier un jour de repos où les poneys ne sont pas entraînés et où ils peuvent se reposer.

Quelle a été la préparation de votre poney, de votre équipe et de vous-même en vue
du CM?

Exactement de la même manière que pour tout autre concours. Au début de l’année, j’ai établi le plan des concours auxquels je participerai afin que nous ayons une préparation optimale sans que les poneys soient surmenés. Etant donné que nous avons deux poneys à disposition, nous pouvons disputer quelques concours de plus ce qui nous permet d’acquérir de l’expérience et de la routine et cela a été profitable en fin de compte. Une planification correcte et bien pensée de la saison est extrêmement importante. Un autre composant déterminant est la force mentale. Nadine et moi suivons depuis des années l’entraînement mental chez Ursula Liechti. Celui-ci m’a permis d’apprendre à me focaliser sur l’essentiel en bannissant ce qui n’est pas important de mon esprit. Cela m’aide énormément à me concentrer et à vaincre ma nervosité. J’ai dû apprendre à rester calme et détendu et à ne pas m’énerver lorsque quelque chose ne fonctionne pas comme je le voudrais. Dusty est très sensible et il est donc très important de conserver un calme intérieur.

Avec le recul, qu’est-ce qui a fait ses preuves lors de la préparation?
Toute la préparation a été positive. L’entraînement de la maniabilité avec mon père qui est très exigeant et demande toujours la concentration la plus totale a certainement été déterminant lors de ce CM.

Quelles sont les qualités majeures de votre poney?
La combativité et la volonté qui sont très importantes dans le sport d’attelage. De plus, il a une excellente présence et il sait se mettre en valeur.

Quelle est votre discipline favorite et pourquoi? Comment vous y entraînez-vous?
Ma discipline préférée est le marathon. C’est là que je me sens le mieux. Peut-être que c’est la discipline que je préfère car tous nos poneys y sont très bons. Ils adorent courir vite et j’aime la vitesse. Dans le marathon, tout est réuni: la vitesse, la précision, la docilité et la mobilité. Cette discipline exige beaucoup de tous - du groom au poney en passant par le meneur. Mais j’aime aussi le parcours de maniabilité et le dressage.

Quel moment de ce championnat du monde restera inoubliable pour vous?
C’est lorsque nous avons réalisé que j’avais gagné la médaille d’argent et le moment sur le podium. Je ne l’oublierai jamais. Mais je n’ai vraiment réalisé tout cela que deux semaines plus tard, lorsque tout s’est un peu calmé.

Qu’est-ce qui vous motive à pratiquer le sport d’attelage?
La coopération entre l’humain et le cheval, le fait de former les chevaux ainsi que tout ce que les poneys vous donnent lorsqu’on les traite avec respect. Pour moi, une bonne formation, de la base jusqu’au plus haut niveau, est particulièrement importante. Dusty nous appartient depuis trois ans et nous l’avons formé nous-mêmes.

Quel est le programme de votre pause d’hiver?
Dusty ira au pré durant un mois avant de reprendre l’entraînement. On sait qu’après la saison, c’est aussi avant la saison. Nous allons à nouveau travailler les bases durant l’hiver.

Quels sont vos prochains objectifs?
Il n’y a qu’une chose qui compte: devenir champion du monde! (Rires). J’aimerais m’améliorer en dressage afin de me retrouver en première ligne dans deux ans au CM.

Madeleine Wagner

Attelage à deux chevaux: le bronze pour Beat Schenk au championnat du monde

Un seul point sépare Beat Schenk du second placé l’Allemand Sebastian Warneck. Il prend donc la troisième place au Championnat du monde d’attelage à Lipica (SLO). Le Hongrois Martin Hölle a lui été sacré champion.

Grâce à une superbe deuxième place en dressage, Beat Schenk s’est assuré une position en tête de la compétition. Lors du marathon, il a obtenu le 12e rang, ce qui lui a permis de toujours rester dans la course aux médailles à la suite de la deuxième épreuve. Lors de la maniabilité, la pluie qui n’en finissait pas a compliqué la tâche des atteleurs. Cependant Beat Schenk a seulement écopé de quelques points de dépassement de temps à la sortie de cette troisième épreuve, ce qui lui a permis de s’assurer la médaille de bronze. «La préparation à cet événement n’a malheureusement pas été optimale, due à quelques soucis personnels. Nous avions cependant travaillé activement en prévision de ces championnats, tout en veillant à ne pas surcharger les chevaux durant la saison de concours. Le sentiment de confiance après la reprise de dressage tout comme l’instant où nous avons appris l’obtention de la médaille de bronze ont été pour moi des moments remplis d’émotions et pleins de joie. Ces instants resteront à jamais gravés dans ma mémoire.»

La médaille par équipe ratée de peu aux championnats du monde
Werner Ulrich et Mario Bezzola, qui prenaient le départ en individuel, ainsi que Bruno Widmer et Marcel Luder qui se battaient avec Beat Schenk pour la médaille par équipe ont montré de bonnes performances. Un seul point privera les Suisses du podium lors de la coupe des Nations. Marcel Luder a grandement contribué au bon résultat du Team Suisse avec un sensationnel 9e rang lors du marathon ainsi qu’un superbe 7e rang à la maniabilité. Bruno Widmer et Mario Bezzola ont, quant à eux, dû faire face à beaucoup de malchance, ayant tous deux été éliminés respectivement lors du marathon et de la maniabilité. Werner Ulrich a quant à lui pris un remarquable 21e rang sur 80 départs pour ses premiers championnats du monde avec ce nouvel attelage.

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