Fédération Suisse des Sports Équestres FSSE

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«Chaque cavalière et chaque cavalier de la relève est un atout»

23 mai 2022 09:00

Les succès futurs dans les sports équestres reposant sur une formation de base solide, la promotion des jeunes talents en fonction de leur niveau est d’une importance capitale. Dans la discipline Saut, les cavalières et cavaliers de la relève sélectionnés sont entraînés de manière rigoureuse et réfléchie. Malgré les excellents résultats des jeunes athlètes suisses, le défi à moyen terme consiste à ne pas se laisser distancer par la concurrence internationale.

Inspection du parcours de l’équipe Poney accompagnée par le coach Reto Ruflin au CSI de Fontainebleau (FRA) | © Conny Notz Inspection du parcours de l’équipe Poney accompagnée par le coach Reto Ruflin au CSI de Fontainebleau (FRA) | © Conny Notz

Le concept de promotion orienté sur la performance de la Fédération Suisse des Sports Equestres (FSSE) prévoit une formation de base solide à tous les niveaux afin de garantir un cadre de la relève aussi large que possible. Le domaine de la relève dans les sports équestres est réparti dans les classes d’âge «Children» (jusqu’à 14 ans), «Poney» (jusqu’à 16 ans), «Juniors» (jusqu’à 18 ans) et «Jeunes Cavaliers» (jusqu’à 21 ans). Ici, la catégorie «Children», qui sort toujours en concours chevaux, ne doit être considérée comme une rivale, mais plutôt comme un complément de la catégorie «Poney».

 

L’importance de la largeur en sport

Conny Notz est responsable de la relève de l’ensemble de la discipline Saut depuis deux ans. Sa philosophie est une véritable source d’inspiration. En effet, selon elle, chaque cavalière et chaque cavalier qui passe par le programme de promotion de la FSSE est un atout. Et même si toutes les jeunes cavalières et tous les jeunes cavaliers n’ont pas la possibilité de pratiquer l’équitation au haut niveau, l’objectif est de promouvoir de manière optimale tous les athlètes de la relève talentueux. «Nos principaux partenaires sont les chevaux. Ils contribuent de manière décisive à nos succès. Nous souhaitons constamment tenir compte de cet aspect. Les chevaux méritent tout notre respect», souligne Conny Notz. Cette philosophie permet à la promotion de la relève de faire progresser non seulement les cavalières et cavaliers, mais également l’ensemble du sport de saut d’obstacles.

 

Reto Ruflin est le nouvel entraîneur des cadres Poney et Children

Depuis 2022, Reto Ruflin, lui-même actif en compétition de saut d’obstacles au niveau international, est le coach des équipes Poney et Children suisses. Reto Ruflin aime entraîner les jeunes talents à l’avenir prometteur. Il n’a donc pas hésité longtemps lorsqu’on lui a proposé de devenir le successeur de Jürg Notz. Dans le cadre de sa fonction, il souhaite poursuivre le travail engagé par son prédécesseur et faire progresser l’équipe de la manière la plus constante possible. «Si l’on considère la situation actuelle, après les deux derniers concours à Gorla Minore (ITA) et Fontainebleau (FRA), il semble que la relève suisse se porte plutôt bien. Chez les Children, nous sommes actuellement très bien placés alors que dans l’équipe Poney, nous sommes confrontés au défi de sélectionner des cavalières et cavaliers pour les Championnats d’Europe, mais pas à n’importe quel prix», explique Reto Ruflin.

Il a réussi la transition du poney au cheval: Leon Hänzi, Champion suisse 2021 de la catégorie Childen | © Soraya Exquis Gloor Il a réussi la transition du poney au cheval: Leon Hänzi, Champion suisse 2021 de la catégorie Childen | © Soraya Exquis Gloor

Relancer la promotion des poneys

Ces dernières années, en Suisse alémanique, les épreuves Poney ont quelque peu été négligées. Contrairement aux idées reçues, le domaine du poney est au moins aussi exigeant que celui des grands chevaux et est idéal pour préparer les enfants à la compétition. Chez les poneys, la Suisse va donc devoir rattraper son retard si elle souhaite pouvoir rivaliser avec la forte concurrence internationale. «Nous pouvons compter sur quelques excellentes cavalières et cavaliers. Ce qui nous manque encore, c’est la routine dans les grandes épreuves. Pour mon plus grand plaisir, je pense que l’équipe dispose cette année que deux couples très prometteurs. L’un des objectifs de mon mandat est de pouvoir, à l’avenir, représenter la Suisse avec succès lors des Championnats Children et Poney», confie Reto Ruflin.

 

La comparaison internationale en tant que principal défi

Bien que la Suisse soit considérée comme une nation du saut d’obstacles grâce à ses figures de proue, Martin Fuchs et Steve Guerdat, la relève doit rester vigilante quant à la comparaison internationale. Il convient de ne pas se laisser distancer, en particulier par les pays de renom tels que l’Allemagne, l’Irlande, la Belgique, la France, la Grande-Bretagne ou l’Italie, dont certains sont également des pays d’élevage. Naturellement, un bon entraînement à la maison est impératif, mais les sorties en concours sont encore plus importantes. «Nos cavalières et cavaliers devraient avoir l’occasion de participer à ces compétitions à l’étranger aussi souvent que possible. Ils doivent pouvoir se comparer avec le haut niveau, faire l’expérience des grands évènements et apprendre à gérer la pression», explique Conny Notz. Il s’agit de la préparation la plus importante pour toutes les étapes à venir, par exemple, le passage dans l’équipe Juniors, Jeunes Cavaliers ou Elite.

L’équipe Junior ayant gagné de la médaille d’argent au CE 2021 à Vilamoura (POR): sont-ils les champions de demain? | © Vilamoura Equestrian Center L’équipe Junior ayant gagné de la médaille d’argent au CE 2021 à Vilamoura (POR): sont-ils les champions de demain? | © Vilamoura Equestrian Center

Les parents en tant que personnes de référence importantes

En règle générale, les membres du cadre de la relève sont encore scolarisés ou sont en train de suivre une première formation professionnelle ou académique. Ils ont donc besoin d’être soutenus au maximum par leurs parents. Et ce, non seulement au niveau émotionnel et financier, mais également au niveau des contraintes plus larges telles que l’organisation minutieuse des déplacements ou la gestion de la journée. «Les parents sont des personnes de référence importantes et sont impliqués dans le déroulement des entraînements et des concours. Nous accordons une importance particulière à cette collaboration car les vrais grands succès ne se remportent qu’en équipe», souligne Reto Ruflin.

 

Teamwork makes the dream work

C’est justement lors des Coupes des nations que l’esprit d’équipe doit être vécu par chacune et chacun des athlètes. La responsable de la relève, Conny Notz, y attache une importance particulière depuis plusieurs années déjà. Et ce n’est pas toujours simple lorsque les cavaliers doivent faire preve de force mentale dans des situations telles que les premiers départs dans un CSIO, les championnats ou les concours de sélection. Pour la FSSE, l’objectif de la saison est de pouvoir se rendre aux championnats d’Europe avec des couples performants et de décrocher, si possible, plusieurs médailles - ce qui signifie alors également que certaines cavalières et certains cavaliers ne seront pas sélectionnés. «Dans tous les cas de figure, nous estimons qu’une communication ouverte et une bonne collaboration avec les entraîneuses et entraîneurs privés sont primordiales», explique Conny Notz.

Elle est un maillon essentiel de la promotion de jeunes talents de la discipline du saut d’obstacles: la responsable de la relève Conny Notz, ici lors de la cérémonie d’ouverture du CSIO Gorla Minore (ITA). | © Gianluca Sasso Elle est un maillon essentiel de la promotion de jeunes talents de la discipline du saut d’obstacles: la responsable de la relève Conny Notz, ici lors de la cérémonie d’ouverture du CSIO Gorla Minore (ITA). | © Gianluca Sasso

Des objectifs sportifs et une relation affectueuse avec le partenaire équin

La relève suisse du saut d’obstacles a progressé ces dernières années. Pour un petit pays avec un choix plutôt limité de concours, la Suisse semble avoir un avenir plutôt prometteur au niveau international et peut actuellement compter sur de très bons couples cavaliers-chevaux. Il s’agit maintenant de continuer sur cette lancée! La relève suisse doit considérer la concurrence des autres nations de manière positive. Plus les jeunes talents se mesurent entre eux, plus ils seront capables de s’imposer au niveau international. Maintenir la bonne position des cavalières et cavaliers d’obstacles suisses est l’objectif à moyen et long terme des responsables des cadres de la discipline, mais également de la fédération faîtière du pays. Ici, la relève est sur la bonne voie! Elle forme et promeut de jeunes talents qui poursuivent leurs objectifs avec beaucoup d’ambition tout en faisant preuve de respect et d’amour envers leurs chevaux.

Olga Kuck

Questions à …
Etienne Monnier, chef sport de la discipline Saut

Comment êtes-vous devenu chef sport de la discipline Saut de la FSSE?
Suite à un changement de fonction, ce poste était devenu vacant en 2021. Après avoir été proposé par la Fédération Equestre Romande et le directoire de la discipline Saut, j’ai finalement été élu par le comité. J’ai donc pris en charge la tâche jusqu’ici confiée à mon prédécesseur, Michel Sorg, alors nommé chef d’équipe de l’Elite.

Quelles sont vos tâches quotidiennes?
Je définis les objectifs sportifs et essaie de tenir compte de tous les besoins individuels en ce qui concerne les épreuves. Pour ce faire, je travaille en étroite collaboration avec les chefs d’équipe et entraîneurs des cadres Saut. Mais j’ai également d’autres tâches telles que la planification du budget et la gestion de partenariats importants, par exemple avec la Suisse Youth Jumping Academy (SYJA). En outre, j’exerce toujours mon métier d’avocat qui reste mon activité professionnelle principale.

Dans quelle mesure êtes-vous actif en matière de promotion de la relève?
Au début de l’année, j’ai planifié la saison à venir avec les coachs. Ensemble, nous essayons de préparer au mieux la relève suisse en vue des championnats. Par exemple, en organisant régulièrement des entraînements de dressage et de gymnastique. La formation en ligne est également une nouveauté dans le programme. Chaque semaine, je discute en outre avec les responsables à propos des prochains et des derniers concours de la relève. En cas de désaccord, il est de ma responsabilité de prendre une décision.

Que pensez-vous de la relève suisse pour la saison 2022?
Nous avons une très bonne équipe Juniors et Jeunes Cavaliers, toutes les cavalières et tous les cavaliers sont excellents et très compétitifs. En outre, je me réjouis tout particulièrement de l’excellente forme de l’équipe Children de cette année. Mon souhait serait que la relève de cette saison puisse remporter deux médailles aux Championnats d’Europe – et si je considère nos talents, je pense que des podiums sont tout à fait réalistes. Les équipes sont très soudées, ce qui facilite naturellement le travail.

Quels sont les défis et comment comptez-vous les relever?
Il est clair que nous manquons de routine dans les concours internationaux. A mes yeux, il sera également difficile de former une équipe Poney cette année, mais cela pourrait représenter un bon objectif pour l’année prochaine. Quoi qu’il en soit, même chez les poneys, nous devons nous mesurer au niveau international. C’est pourquoi j’ai essayé d’obtenir des places pour nos cavalières et cavaliers de la relève pour différents CSI en Suisse.

Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans votre fonction?
J’aime le côté visionnaire et tourné vers l’avenir. J’ai la chance de pouvoir accompagner de nombreux jeunes et de les voir évoluer, ce qui est extrêmement valorisant. En outre, j’ai la possibilité d’échanger presque tous les jours avec des responsables passionnants au sein de la FSSE, de lancer des projets et de trouver de nouvelles solutions dans le domaine des sports équestres – et ainsi de les faire progresser en permanence.

Le coach Reto Ruflin donne des conseils importants sur la manière d’approcher l’obstacle. | © Conny Notz Le coach Reto Ruflin donne des conseils importants sur la manière d’approcher l’obstacle. | © Conny Notz

Sélection de la relève du Saut

Afin de trouver de nouveaux jeunes talents et d’offrir aux cavalières et cavaliers de la relève actuels la possibilité de confirmer leur niveau, une sélection de cadre a lieu en automne.
Au niveau local (débutants), celle-ci est uniquement basée sur une observation en selle.
Pour les niveaux «cadre régional» et «cadre national», la sélection se fait selon la PISTE (Evaluation pronostique, intégrative et systématique de la part de l’entraîneur). Lors de cette sélection, les points suivants sont notamment évalués:
– performances en compétition
– observation à cheval/poney
– test sportif
– développement des performances
– analyse de l’environnement
– évaluation des chevaux à disposition
– évaluation du formateur

L’évaluation du talent s’appuie ainsi sur une large analyse et sert à estimer le potentiel et le talent de la cavalière ou du cavalier. Sur la base de cette analyse, il est ensuite décidé du programme de promotion que l’athlète intégrera.

Dans le cadre régional, les cavalières ou cavaliers ne doivent pas encore disposer de plusieurs poneys ou chevaux de haut niveau. Ici, il s’agit avant tout d’accompagner et de soutenir largement les talents du Saut d’obstacle. Pourtant, même si l’investissement est moindre par rapport au cadre national, lequel implique également la participation à des concours internationaux, le cadre régional exige un engagement énorme de la part des athlètes et de leur environnement.

Pour plus d’informations sur la sélection de la relève:
www.fnch.ch > Disciplines > Saut > Promotion de la relève 

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