Fédération Suisse des Sports Équestres FSSE

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«Je veux toujours m’améliorer avec mes chevaux»

19 juillet 2018 15:56

Bryan Balsiger (Corcelles NE) est actuellement le meilleur cavalier de saut de la relève suisse. Pour la dernière fois, il portera cette année les couleurs suisses en tant que détenteur du titre aux Championnats d’Europe des Jeunes Cavaliers,
et en août, il veut gagner une médaille en tant que favori lors des Championnats suisses des Espoirs à Wädenswil.

«Bulletin»: Bryan Balsiger, tu as grandi avec les chevaux. Te souviens-tu de tes premières expériences avec les chevaux?

Bryan Balsiger: Mes parents sont tous deux des cavaliers et nous avons une écurie à la maison. Déjà tout petit, je voulais, tout comme mon frère qui a trois ans de plus que moi et comme mes parents, devenir cavalier de concours. Et comme nous avions des poneys dans l’école d’équitation, j’ai débuté avec des poneys. J’ai cependant toujours voulu pratiquer le saut d’obstacles car je trouvais le dressage plutôt ennuyeux.

As-tu reçu tes premières heures d’équitation par tes parents?

Oui, mes parents étaient et sont toujours là pour moi. Au début, c’est ma mère qui m’a donné des cours et maintenant, c’est au tour de mon père. C’est mon entraîneur et il m’accompagne toujours lors des concours. De plus, il vient plusieurs fois par semaine à l’écurie de mon sponsor et nous travaillons ensemble avec les chevaux.

Entre-temps, l’équitation est devenue ton métier. Est-ce que tu as toujours pensé gagner ton argent avec les chevaux?

Au début, c’était bien entendu un hobby. Mais lorsque je commencé l’école secondaire, j’ai dû réfléchir à ce que je voulais faire. J’ai très vite compris que je voulais faire de mon hobby mon métier. Outre mon apprentissage comme écuyer dans le centre de mes parents, j’ai suivi un cursus de maturité technique et j’ai réussi les deux formations. Depuis deux ans, je travaille le matin dans l’écurie de mon sponsor Olivier de Coulon, et l’après-midi à la maison avec mon frère et mon père. Le matin, je monte quatre à cinq chevaux de mon sponsor et à la maison deux à trois chevaux l’après-midi. De plus, j’aime bien enseigner. Mon frère et moi réouvrirons l’école d’équitation en septembre. Elle était fermée depuis quelques années et nous nous réjouissons de ce nouveau départ.

Te souviens-tu encore de ton premier concours?

Oui, très bien même. J’avais 8 ans et j’ai pu prendre le départ avec un poney de l’école d’équitation. C’était un gris, et le soir d’avant, je l’avais nettoyé jusqu’à ce qu’il brille. Et comme cela est le cas avec les gris, le matin, il était jaune de la tête au pied. Mon père m’avait alors grondé car il croyait que je ne l’avais pas nettoyé et il m’avait dit qu’on n’entrait pas en piste avec un poney sale. Mais lors du concours, tout a bien marché. Dans le premier parcours, j’ai fait une perche et dans le deuxième, nous sommes restés sans faute.

Comment ta carrière s’est-elle déroulée ensuite?

Au début, je montais ça et là de petites épreuves sur 80 cm. Et j’ai vraiment accroché au sport de compétition lorsque mon grand frère a pu participer, à 12 ans, au CE de la catégorie Children. J’ai trouvé que c’était cool et je voulais faire la même chose. C’est pourquoi j’ai passé la licence à 11 ans et une année plus tard, j’ai également pu participer aux CE des Children. Mon frère et moi n’étions pas des cavaliers de poneys typiques. Nous montions des poneys de l’école d’équitation mais ce n’étaient pas des poneys de sport. Nous avons très vite passé aux chevaux et nous avons eu la chance de pouvoir profiter des chevaux de saut expérimentés de notre père. Cela a donc été relativement simple de prendre pied dans le sport de compétition.

Quels sont les chevaux dont tu te souviens particulièrement?

Steffi Kaf, une jument de mon père. Avec elle, j’ai gagné mon premier grand prix à l’âge de 14 ans. Ensuite Nohjy avec lequel j’ai remporté la médaille de bronze avec l’équipe aux CE 2016. Et maintenant bien entendu Clouzot, avec lequel je suis devenu champion d’Europe l’an passé.

Depuis quand connais-tu Clouzot?

Depuis deux ans. Clouzot appartient à mon sponsor Olivier de Coulon. J’ai eu dès le début une super sensation sur ce gris. Cela a immédiatement marché. Après de nombreux classements sur 150 cm, le titre européen de l’an passé a été le couronnement. Et je suis très heureux que la vente de ce cheval ne soit pas à l’ordre du jour.

Comment décrirais-tu Clouzot?

Clouzot est un clown. Il adore jouer avec un ballon, avec d’autres chevaux ou avec le chien. De plus, il a beaucoup de force, une grande capacité et il fait tout pour moi. C’est tout simplement un cheval extraordinaire.

Outre Clouzot, as-tu encore d’autres chevaux pour les grands prix?

Oui, j’ai la chance de pouvoir compter sur trois chevaux de grand prix en plus d’autres très bons chevaux: outre Clouzot, il y a encore AKs Courage et Jenkins ter Doorn, tous deux appartenant également à Olivier de Coulon. Je monte AKs Courage depuis une année. Elle a un grand potentiel. Jenkins s’est classé troisième au Grand Prix de Cheseaux. Il n’a que 9 ans et je mets de grands espoirs en lui.

Que fais-tu quand pour une fois, tu n’es pas en selle?

Je pratique volontiers d’autres sports comme le football et le basket par exemple. J’aime aussi pagayer sur le lac qui n’est qu’à cinq minutes de la maison. Je ne pratique pas le football dans un club mais à la maison avec des collègues.

Qu’est-ce que les chevaux représentent pour toi?

Ils font partie de ma vie. J’ai un énorme plaisir à travailler avec eux. En tant que sportif, je veux bien entendu toujours donner le meilleur de moi-même et m’améliorer avec mes chevaux.

Selon toi, quelles sont tes forces et tes faiblesses?

Je travaille encore beaucoup sur ma concentration. Quand par exemple je fais une faute, cela me déboussole de temps à autre. Mais je veux m’améliorer et je fais tout pour y arriver. C’est certainement une force.

De nombreux sportifs travaillent également leur mental avec des entraîneurs. En est-il de même pour toi?

Oui, depuis une année et demie je travaille avec un coach mental. Pas régulièrement chaque semaine, mais lors de concours importants, il m’aide à bien m’y préparer. Il est toujours présent pour moi et cela me donne confiance.

Pratiques-tu un rituel spécial avant le départ?

Non, je n’ai pas de rituel particulier. Mais avant mon parcours, je suis dans un tunnel, dans un autre monde, et je me focalise sur le défi à relever.

En août, tu participeras pour la dernière fois aux Championnats suisses de la relève à Wädenswil en tant que Jeune Cavalier et en ta qualité de champion d’Europe, tu es automatiquement le grand favori pour une médaille d’or. Comment te prépares-tu à ce CS?

Il y a tout d’abord le CE à Fontainebleau en France au programme et ensuite je ferai ma planification jusqu’aux championnats suisses. Comme je l’ai déjà dit, j’ai trois bons chevaux qui pourraient tous obtenir un bon résultat aux CS. Je regarderai après les CE lequel est le plus en forme.

Comment vois-tu ton avenir?

L’an prochain, je participerai pour la première fois avec les cavaliers de l’élite. Le fait de prendre pied dans les grands concours est un premier objectif et j’aimerais bien défendre les couleurs suisses avec l’équipe. Un objectif plus lointain est une participation aux Jeux olympiques.

En plus du sport, je me réjouis de la réouverture de notre école d’équitation et nous espérons accueillir de nombreux enfants qui aimeraient apprendre à monter.

Interview et photos: Katja Stuppia

Bryan Balsiger et Clouzot de Lassus, avec lequel il a était Champion d’Europe dans la catégorie Jeunes Cavaliers en 2017. Bryan Balsiger et Clouzot de Lassus, avec lequel il a était Champion d’Europe dans la catégorie Jeunes Cavaliers en 2017.

Les CS pour la 2e fois à Wädenswil

Pour la deuxième fois déjà après 2017, le président du CO Samuel Bosshard organise avec son équipe les Championnats suisses de saut des Children, des Juniors et des Jeunes Cavaliers sur l’idyllique terrain de saut Geren à Wädenswil. Ces championnats auront lieu du 16 au 19 août. Un programme-cadre et d’autres épreuves de saut complèteront cette manifestation au bord du lac de Zurich. De plus amples informations figurent sur www.sm-waedenswil.ch.

Bryan Balsiger: «Clouzot est un clown.» Bryan Balsiger: «Clouzot est un clown.»

Bryan Balsiger concentré durant la reconnaissance du parcours. Bryan Balsiger concentré durant la reconnaissance du parcours.

Bryan Balsiger avec Nohjy. Bryan Balsiger avec Nohjy.

Bryan Balsiger avec AKs Courage, un autre cheval de Grand-Prix. Bryan Balsiger avec AKs Courage, un autre cheval de Grand-Prix.

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